En janvier 2007, le Québec est sous tension depuis sa prise de connaissance du code de conduite à l’intention des immigrants intitulé « Normes de vie d’Hérouxville » (Mauricie), leur spécifiant entre autre l’interdiction de lapider, d’exciser ou de brûler vive toute femme, tout en interdisant le port du voile en ville. On assiste alors à une instrumentalisation politique de la situation, en vue des prochaines élections, qui n’a fait qu’exacerber les inquiétudes quant au facteur identitaire et a amené la résurgence de la question religieuse dans notre société, ce qui n’avait plus été le cas depuis la Révolution tranquille. Face à la tension montante et au discours populiste nourricier des dissensions, le gouvernement de Jean Charest décide, en urgence, en février 2007, de régler cette problématique. C’est ainsi qu’il crée la commission Bouchard-Taylor dont le mandat sera, pour l’essentiel, de faire le point sur les pratiques d’accommodement auprès des autorités publiques. Un an après ses débuts, la commission Bouchard-Taylor a accouché de plusieurs recommandations dans son rapport intitulé : « Fonder l’avenir. Le temps de la conciliation ».

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