Pourquoi créer le CEFIR?

Plutôt que d’agir seulement sur la radicalisation menant à la violence, il est impératif de sensibiliser et d’éduquer en amont les jeunes face aux différents types d’intégrismes et d’extrémismes qui peuvent mener à la radicalisation. C’est dans cette optique que les activités du CEFIR servent à développer une expertise et des contenus éducatifs afin d’intervenir auprès des jeunes, des intervenants et de la communauté, de changer les mentalités et ultimement, de contrer le phénomène de la radicalisation.

Quelles sont les principales sources de financement du CEFIR ?

Pour les trois premières années (2016-2019), la subvention de 240 000$ du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada sert à financer le programme de recherche du CEFIR et la consolidation du centre. De plus, le Cégep Édouard-Montpetit et les autres institutions affiliées contribuent financièrement en prêtant certains locaux, en dégageant du personnel et en offrant un soutien au niveau administratif et de la recherche. D’autres sources de financement assurent le fonctionnement du centre (subventions publiques et privées, dons, revenus des formations).

Est-ce que les partenaires collégiaux ont droit de regard sur les résultats de recherche du CEFIR?

Le CEFIR est autonome et indépendant. Ainsi, s’il commente l’actualité, les rapports de recherche d’institutions, d’établissements ou d’organismes, il le fera en son nom, en se dissociant du Cégep Édouard-Montpetit et de ses partenaires collégiaux.

Peut-on faire appel au CEFIR si on soupçonne des signes de radicalisation chez une personne de son entourage?

Le mandat du CEFIR n’est pas d’offrir un service d’intervention ou d’accompagnement. Le CEFIR peut toutefois référer le public vers d’autres types d’organismes ou de ressources.

Quelle est la portée du CEFIR?

Le CEFIR concentre ses efforts en premier lieu sur Montérégie, en partenariat avec les cégeps de Saint-Hyacinthe et de Saint-Jean-sur-Richelieu ainsi que le Collège militaire royal de Saint-Jean. En second lieu, il a pour but de devenir une référence en matière de recherche et de formation sur la radicalisation à l’échelle nationale et internationale.

Quelles sont les principales activités du CEFIR?

Le CEFIR organise des conférences de vulgarisation sur les phénomènes de radicalisation religieuse et politique. Il offre également des formations sur mesure aux acteurs sociaux et communautaires sur ces questions. Il publie des documents scientifiques et de vulgarisation sur divers enjeux liés à la radicalisation. Enfin, le CEFIR mène des recherches novatrices afin de comprendre les multiples facettes de la radicalisation.

Qui peut avoir accès aux formations du CEFIR?

Tout groupe ou institution (établissement d’enseignement, ministère, administration municipale, organisme communautaire, association d’étudiants, centre de recherche, organisation religieuse) préoccupé par les questions de radicalisation religieuse et d’intégrismes peut contacter CEFIR pour obtenir des formations adaptées à leurs besoins.

Doit-on payer pour assister aux activités du CEFIR?

La plupart des conférences du CEFIR sont gratuites et ouvertes à tous. Les formations sur mesure sont payantes, à un tarif à déterminer avec les responsables.

Le CEFIR possède-t-il des publications?

Le CEFIR possède une collection aux Presses de l’Université Laval où sont publiés les résultats des recherches des membres de la communauté scientifique. Il diffuse également des rapports de recherche, des documents de formation et des textes de vulgarisation sur son site web.

Le CEFIR traite-t-il seulement de la radicalisation musulmane?

Non. Toutes les formes d’extrémisme, violent ou non, sont concernés par les activités du CEFIR. La radicalisation de certains musulmans constitue en effet l’une des nombreuses facettes de la radicalisation et toutes les religions possèdent une frange radicale potentiellement violente ou déstabilisatrice pour la société. Nos experts sont formés dans un vaste éventail de compétences pour couvrir toutes les tendances religieuses et politiques.