Justine Castonguay-Payant, Martin Geoffroy

Les enseignants au collégial font souvent face à de nombreux enjeux comme une forte immigration récente (Montréal, Longueuil, etc.), la fragilité identitaire de leurs étudiants mais aussi l’enseignement de sujets dits sensibles ou controversés (idéologies politiques, mouvements d’extrême droite, réalités des communautés LGBTQ+ et des personnes en situation de handicap, etc.). Face à ces défis, nombreux sont les étudiants et enseignants à adopter une posture d’autocensure et d’évitement (Wilkins-Laflamme et al., 2018) nuisant aux débats argumentés et critiques pouvant aider certains jeunes à faire face à l’appel de la radicalisation, en plus de limiter la circulation et la coconstruction des savoirs en la matière. Ce rapport vise donc à mettre en lumière ce qui est dit ou fait en regard de la recherche au collégial, de la circulation des savoirs entre acteurs de l’éducation et de l’enseignement de questions sensibles comme la radicalisation pouvant mener à la violence. Tout en précisant des notions de base relatives à la radicalisation, ce rapport permet ainsi de mieux identifier les apports de la recherche (action, participative, partenariale, collaborative, etc.), modalités, propositions, recommandations, approches et dispositifs d’enseignement qui pourraient être mobilisés à cette fin, et d’initier des démarches de coopération entre professionnels afin de concentrer les efforts dans la sensibilisation, la recherche, la formation ou encore, plus largement, la prévention de la radicalisation.