Le Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) est fier d’annoncer l’obtention d’une nouvelle subvention de 304 253$ sur trois ans, de Sécurité publique Canada, dans le cadre du Fonds pour la résilience communautaire.

Le projet de recherche en question, Mouvements identitaires et d’extrême-droite au Québec, sera réalisé par le CEFIR, en partenariat avec le Service de police de l’agglomération de Longueuil, le cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Cégep de Saint-Hyacinthe et le collège militaire royal de Saint-Jean. En plus du directeur et chercheur principal du CEFIR, Martin Geoffroy, et du directeur adjoint, Louis Audet Gosselin, quatre cochercheurs participeront au projet : Louis Brunet, professeur en psychologie à l’UQAM; André Gagné, professeur en Études théologiques à l’Université Concordia; Nanette Norris, professeure de littérature au Collège militaire royal de Saint-Jean et Stéphanie Tremblay, professeure en Sciences de l’éducation à l’UQAM. « Cette subvention vient consolider le positionnement stratégique du CEFIR au Québec comme un centre de recherche et de formation qui contribue à la résilience de sa communauté face à la polarisation sociale. La normalisation des discours d’extrême-droite doit être, au même titre que tous les discours extrémistes, limitée grâce à la pédagogie sociale et numérique. », a mentionné Martin Geoffroy.

Des outils de formation nécessaires

Le projet vise à dresser un portrait de la mouvance d’extrême-droite au Québec, à mieux comprendre les déterminants qui influencent l’adhésion à ces groupes et à outiller les acteurs de notre communauté pour conduire celle-ci vers une meilleure résilience. Dans une première phase, les chercheurs brosseront un état des lieux grâce à des entretiens et une étude de la presse et des réseaux sociaux québécois. Dans une deuxième phase, différents outils de formation, tels que des trousses, des ateliers, des conférences de vulgarisation et des publications, seront produits. Ils permettront de former différents intervenants en santé et services sociaux aux enjeux d’extrême-droite.

C’est le Centre canadien d’engagement communautaire et de prévention de la violence, lancé en 2017 par Sécurité publique Canada, qui a mis sur pied le Fonds pour la résilience communautaire afin d’appuyer les partenariats et l’innovation dans la lutte contre la radicalisation menant à la violence au Canada. Cet appui financier s’inscrit tout-à-fait dans la mission du CEFIR en permettant la création de nouveaux outils de prévention de la radicalisation.

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